Listes des émetteurs de télévision analogiques
(F.A.Q.)

Dernière mise à jour : septembre 2000

Voici quelques précisions concernant ces listes (valable également pour la liste des émetteurs des télévisions locales).

Comment ces listes ont-t-elle été constituées ?

Initialement, par l'utilisation des listes des émetteurs de télévision publiée par l'Union Européenne de radiodiffusion. Il existe un problème toutefois, depuis le milieu des années 80 la gestion des fréquences ne relève plus de TéléDiffusion de France mais des instances de régulation de l'audiovisuel (H.A.C.A. en 1982, CNCL en 1986 et le CSA depuis 1989), la transmissions des données à l'U.E.R. était presque inexistante et les listes publiées par cet organisme erronées par défaut de mise à jour.

Si les nouveaux émetteurs, principalement des réseaux 5 et 6 étaient suivis, il n'en était pas de même pour TF1, A2 et FR3. Ceci a une grande importance car au milieu des années 80, TDF a, d'une manière générale, diminué par deux la puissance de ses gros centres émetteurs compte-tenu de l'évolution des tuners des récepteurs de télévision qui devenaient plus sensibles (information obtenue, à l'époque, auprès d'un technicien du centre de contrôle TDF de Limours [91]).

Quant aux listes publiées par la direction des réseaux de TDF, elles étaient difficilement utilisables, l'organisme ayant adopté dans les milieu des années 80 une indication de puissance par catégorie (9 au total pour des puissances allant de quelque centaines de mW à plus de 1000 kW).

Toutefois si la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle ne communiquait pas les mises en services des émetteurs à l'UER, pour la première fois en janvier 1986, elle publiait les autorisations de mise en service au Journal Officiel pour les réseaux 5 et 6 et la Commission Nationale de la Communication et des libertés en faisait de même pour le service public avec un première publication d'autorisations de fréquences en décembre 1987. Donc on peut dire qu'à partir de cette date toute mise en service, arrêt ou modifications de caractéristiques est connue de tous via le Journal Officiel.

En outre, du fait de leur statut de chaînes privées, les autorisations délivrées à TF1 et CANAL + sont renouvelées et les décisions correspondantes, du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, publiées au J.O., permettaient de connaître l'intégralité des émetteurs utilisés en date du 10 octobre 1996 pour la première et du 13 juin 1995 pour la seconde.

Reste donc le problème de la puissance réelle utilisée par les émetteurs de France 2 et France 3 qui ne bénéficient pas, de l'instance de régulation, de renouvellement d'autorisation et qui fait qu'une liste exhaustive de leurs stations ne seront jamais publiées au J.O. sauf modifications.

Le C.S.A. a publié en juillet 1994 une liste de tous les émetteurs de France métropolitaine qui permet d'actualiser les données. Une deuxième actualisation a été possible grâce à la dernière liste du CSA, éditée sous forme de CD-ROM, datée d'avril 2000.

Comment ces listes sont-elles remises à jour ?

Au jour le jour, en fonction des décisions du CSA publiées au Journal Officiel.

Que signifie puissance "P.A.R." ?

Puissance Apparente Rayonnée. Il s'agit de la puissance réelle rayonnée par l'émetteur et non de la puissance nominale de l'émetteur. Pour résumer, il s'agit de prendre en compte la puissance de l'émetteur multipliée par le gain délivré par l'antenne, de laquelle on aura déduit les pertes du feeder (câble reliant l'émetteur aux antennes).

Les dénombrements qui suivent font référence au nombre d'émetteurs et non au nombre de sites d'émission.

Combien y a-t-il d'émetteurs en France métropolitaine ?

Au 10 septembre 2000, 13089, se répartissant comme suit :

TF1
3407
FRANCE 2
3560
FRANCE 3
3600
CANAL +
236
FRANCE 5/ARTE
970
M6
1253
Télévisions Locales
63

Records de puissance

Les émetteurs les plus faibles font 100mW à Montjay et Saint Jean Saint Nicolas dans les Hautes-Alpes et à Laroque de Fa dans l'Aude.

L'émetteur le plus puissant fait 830 kW pour TF1 depuis le site de Mulhouse-Belvédère dans le Haut-Rhin, selon l'autorisation du CSA publiée au Journal Officiel du 10 octobre 1996.

Répartition du nombre d'émetteurs en fonction de leur puissance

>= à 100 W
1993
>= à 50 W et < à 100 W
988
>= à 10 W et < à 50 W
2604
>= à 1 W et < à 10 W
6319
>= à 0,5 W et < à 1 W
948
< à 0,5 W
237

Nombre d'émetteurs par département

La Seine Saint Denis est le seul département sans émetteurs TV, Paris est ensuite le département qui en possède le moins avec 9 émetteurs. Outre la Tour Eiffel, le quartier de Montparnasse possède un site pour les 3 premiers réseaux pour couvrir une zone d'ombre due à la Tour Montparnasse. Le Territoire de Belfort en possède 10, le Val de Marne, les Hauts de Seine, le Loir et Cher et les Landes : 11.

Pour les départements qui en possèdent le plus : l'Ardèche 538, l'Aveyron 556 et l'Isère 587.

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Paris-tour Eiffel en 1967

 

Lyon-Mont Pilat en 1965

 

Rennes-Saint Pern en juillet 2000

Niort-Maisonnay en 1964